Pourquoi certains chiens sont-ils plus sociables que d’autres ?
Un héritage de la domestication… mais aussi du quotidien
La sélection des races a souvent mis l’accent sur la coopération humaine (retriever, chien de compagnie) ou sur la vie en groupe (chiens de chasse, chiens nordiques en meute), encourageant certains comportements prosociaux.
Cependant, la sociabilité ne s’improvise pas à l’âge adulte. Une socialisation précoce (idéalement entre 3 et 12 semaines, Lindsay, Handbook of Applied Dog Behavior, 2013) s’avère cruciale : un chiot qui rencontre d’autres chiens, de tous âges et races, développera des codes et une aisance relationnelle qui l’accompagneront toute sa vie.
Facteurs qui influent sur la sociabilité :
- Génétique et lignée : Certaines lignées, même au sein d’une race, sont plus sociables parce que sélectionnées pour ce trait.
- Expériences précoces : Contact quotidien avec des congénères, positif (jeux, contacts sans stress) ou négatif (bagarres, isolement).
- Environnement : Un chien citadin peut croiser des dizaines de chiens par jour ; un rural, beaucoup moins. L’habitude joue énormément.
- Éducation et ambiance familiale : Un tuteur détendu et positif participe beaucoup à la mise en confiance de son chien.
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Stérilisation : Certaines études indiquent que la stérilisation réduirait l’agressivité envers les congénères, mais l’effet reste modéré et dépend de l’individu (UCDavis, 2019).
Races réputées… mais attention aux exceptions !
Si les races citées plus haut sont connues pour leur sociabilité, il existe par ailleurs des chiens très sociables au sein de races réputées plus indépendantes (type Husky, mais attention aux forts tempéraments mal gérés !). L’important est de ne pas céder aux stéréotypes : chaque animal possède son histoire et son caractère.