Décrypter et résoudre les difficultés du quotidien grâce aux méthodes adaptées
Aboiements excessifs : la communication plutôt que le combat
L’aboiement est un langage – pas une provocation. Un chien aboie parce qu’il s’ennuie, parce qu’il alerte, ou tout simplement parce qu’il se sent dépassé émotionnellement ! La pire erreur : crier ou punir. D’une part, cela augmente souvent l’intensité des aboiements, et d’autre part, cela entretient le mal-être du chien.
- L’identification de la cause est prioritaire : isolement, passage devant la maison, frustration, jeux inadaptés ?
- Apprendre à canaliser : détourner l’attention vers une occupation calme (jeu d’occupation, os à mâcher) ou mieux structurer les balades pour offrir une dépense suffisante.
- Ignorer l’aboiement non justifié, récompenser le retour au calme (Toutoupourlechien.com).
Un chien qui se sait compris et occupé au bon moment s’apaise le plus souvent naturellement.
Destruction et comportements “catastrophe” : agir sur les causes, pas sur la casse
La destruction de chaussures, canapés ou objets divers n’est pas une vengeance, mais généralement l’indice d’un manque de stimulation ou d’un stress mal géré. Chez le chiot, c’est aussi un signe de croissance et un besoin naturel de mastiquer.
- Enrichir l’environnement : tapis de fouille, Kongs, os à mâcher adaptés à la taille du chien.
- Privilégier des exercices de solitude très progressifs, pour apprendre au chien à rester seul sans stress.
- Ne jamais punir à retardement : un chien ne fait pas le lien entre votre colère après coup et son acte passé.
Des études montrent que les chiens à qui l’on offre des activités de mastication et des occupations variées détruisent moins et gèrent mieux leur énergie (Frontiers in Veterinary Science, 2017).
Propreté : patience, clarté et cohérence
L’apprentissage de la propreté fait transpirer bien des maîtres. Mais la régularité et la prévention sont la clé :
- Sortir le chien très fréquemment au départ (toutes les 2 heures pour un chiot), toujours après le repas, la sieste et le jeu.
- Récompenser à l’extérieur, idéalement avec une friandise et beaucoup d’enthousiasme.
- Éviter de gronder ou de frotter le nez dans les “bêtises”, pratique inefficace et anxiogène reconnue comme délétère par la majorité des vétérinaires comportementalistes (Société Nationale des Vétérinaires Français).
Avec de la bienveillance, l’apprentissage de la propreté peut se faire en quelques semaines, même pour un adulte en rééducation.
Réactivité et difficultés lors des promenades : comment tirer la laisse du bon côté ?
Marcher dans la rue avec un chien exemplaire, c’est le rêve ! Mais tirer, aboyer sur les congénères ou se figer sur place sont des manifestations de stress, de frustration ou de simple excitation.
- Accroître la dépense mentale avant la promenade : 5 minutes de petits jeux de flair, tours ou recherche active.
- Avoir du matériel adapté : harnais anti-traction, longe si besoin, jamais de collier coercitif.
- Travailler la marche en laisse détendue – récompense à chaque instant de calme, arrêts fréquents pour reprendre la concentration.
- Gérer la réactivité par la distance : contourner, détourner l’attention, s’éloigner des sources de stress, puis progressivement réduire la distance avec les déclencheurs.
La clef ? La patience, et toujours la récompense du calme plutôt que la lutte contre l’agitation ! (source : Chloé Fesch, éducatrice certifiée et auteure).